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Concentration et devoirs : le rôle du smartphone

Devoirs et apprentissage

7 min de lecture

Réponse courte

Si votre enfant a du mal à se concentrer sur ses devoirs, le smartphone en est souvent une cause importante. Sa seule présence détourne l'attention, et une sollicitation qui arrive sort le cerveau de sa concentration. L'étape la plus efficace est donc simple : rangez le téléphone hors de portée pendant les devoirs, de préférence dans une autre pièce.

Cela peut sembler sévère, mais ce n'est pas une question de volonté. La façon dont un smartphone fonctionne est justement conçue pour capter l'attention. Dans cet article, vous verrez pourquoi, et ce qui aide vraiment.

Pourquoi le smartphone mine la concentration

Notre cerveau préfère la facilité : la distraction demande moins d'effort que la concentration. Un exercice difficile coûte de l'énergie, jeter un œil à une notification non. Le cerveau choisit volontiers la voie facile.

Le smartphone rend cette voie facile disponible en permanence. L'UFAPEC parle d'une « attention fragmentée » chez les jeunes : l'interface met en avant des contenus très courts, comme les « shorts », accessibles « à portée de pouce ». Certaines applis, comme TikTok, sont jugées « particulièrement problématiques » car elles « déshabituent le jeune à se concentrer sur des contenus longs ».

Et cela a un coût. La consommation passive d'écrans « ne requiert pas d'efforts et habitue l'enfant à un mode d'attention automatique », explique l'UFAPEC. Le cerveau « s'habitue à une hyperstimulation » et supporte mal les moments de calme, ce qui peut entraîner « des difficultés de concentration et de distractibilité ». Or étudier, c'est précisément tenir son attention sur un contenu long.

Le multitâche est un mythe

Beaucoup d'enfants pensent pouvoir étudier et regarder leur téléphone en même temps. Mais le cerveau ne fait pas vraiment deux choses à la fois avec attention. Il saute d'une tâche à l'autre, et ce va-et-vient coûte du temps et de l'énergie.

Ce comportement est pourtant courant : l'UFAPEC rapporte que 87,8 % des jeunes utilisent leur smartphone en regardant un programme télé qui les intéresse. L'attention est alors partagée en permanence, et la tâche de départ passe à l'arrière-plan. Ce qui ressemble à de l'efficacité est en réalité une perte de temps.

S'y ajoute que l'information reste moins bien en mémoire. La mémoire de travail a peu de place, et en cas de surstimulation la matière a moins de chances de passer vers la mémoire à long terme. Étudier avec le téléphone à côté, c'est donc aussi retenir moins.

Ce qui aide vraiment : régler l'environnement

La concentration ne commence pas par la volonté, mais par un environnement qui retire la distraction. Quelques mesures concrètes qui font la différence :

Mesure Pourquoi ça marche
Téléphone dans une autre pièce Même hors de vue, un appareil distrait moins
Notifications coupées Pas de signal qui sort le cerveau de la tâche
Une tâche à la fois Pas de va-et-vient néfaste entre tâches
Endroit fixe et calme Moins de stimulations, concentration plus rapide
Travailler par blocs avec pauses L'attention tient mieux sur de courtes durées

La première mesure est la plus importante. Mettre le téléphone en silencieux ne suffit souvent pas ; sa seule présence distrait. Une autre pièce marche mieux que « à côté du cahier, écran vers le bas ».

Travaillez par blocs avec des pauses

Personne ne reste concentré des heures d'affilée, les enfants encore moins. Travaillez donc par blocs : une période d'étude concentrée, suivie d'une courte pause. Les plus jeunes ont besoin de blocs plus courts que les ados.

Convenez toutefois que la pause n'est pas du temps de smartphone. Se lever, boire ou marcher un peu laisse le cerveau se reposer ; cinq minutes à scroller relancent la distraction, et il faut reconstruire la concentration depuis le début.

La concentration se travaille

Bonne nouvelle : la concentration n'est pas figée. Elle s'apprend et se désapprend. Qui cède à chaque sollicitation s'habitue à ce décrochage permanent. Qui s'exerce à travailler concentré muscle au contraire son attention.

Plus votre enfant s'entraîne à travailler sans être dérangé, plus cela devient facile. Une routine de devoirs sans téléphone n'est donc pas seulement pratique aujourd'hui : elle entraîne une compétence dont votre enfant aura besoin tout au long de sa scolarité. Plus de conseils pour bâtir cette routine dans aider aux devoirs sans donner la réponse.

Tout n'est pas la faute du smartphone

Le téléphone est un grand perturbateur, mais pas la seule cause des problèmes de concentration. Le manque de sommeil, la faim, une tâche trop difficile ou simplement une longue journée d'école fatigante jouent aussi. Mieux vaut donc ne pas tout mettre sur le dos de l'écran.

Si vous remarquez que votre enfant peine durablement à se concentrer, regardez large. Dort-il assez ? A-t-il un moment pour décompresser après l'école ? La quantité de devoirs correspond-elle à son âge ? Si les problèmes persistent, parlez-en à l'enseignant ou au centre PMS : il y a parfois plus derrière que la seule distraction.

Combien de temps un enfant peut-il se concentrer ?

N'attendez pas d'un enfant une heure de concentration ininterrompue. La capacité d'attention grandit avec l'âge, et planifier les devoirs en blocs trop longs mène surtout à la frustration. Utilisez ce repère approximatif, et adaptez-le à votre enfant :

L'idée est toujours la même : plutôt plusieurs blocs courts et concentrés qu'une longue séance où l'attention finit par chuter.

Donnez vous-même le bon exemple

Les enfants sentent quand les règles ne valent pas pour tout le monde. Si vous êtes sans cesse sur votre propre écran en demandant à votre enfant de ranger le sien, cela crée de la confusion.

Cela ne veut pas dire être parfait. Mais une famille où les moments sans écran valent pour tous facilite grandement la concentration de votre enfant. Et utiliser un écran ensemble, de façon réfléchie, reste tout à fait possible.

Questions fréquentes

Le smartphone peut-il rester là pendant les devoirs ?

Mieux vaut pas. Sa seule présence détourne l'attention, et chaque sollicitation sort le cerveau de sa tâche. Rangez l'appareil hors de portée, dans une autre pièce, pendant les devoirs.

Mon enfant dit qu'il sait faire plusieurs choses à la fois. Est-ce vrai ?

Non. Le cerveau ne fait pas vraiment deux choses à la fois avec attention : il saute d'une tâche à l'autre, travaille plus dur et retient moins. Ce qui ressemble à de l'efficacité coûte en fait du temps et de la qualité. Une tâche à la fois marche mieux.

Couper les notifications aide-t-il ?

Oui. Chaque notification est une invitation à décrocher, et la distraction demande moins d'effort au cerveau que la concentration. Coupez les notifications ou rangez l'appareil, pour que la tentation disparaisse.

La concentration, ça se travaille ?

En partie, oui. Qui cède sans cesse à la distraction s'y habitue ; qui s'exerce à travailler concentré par blocs courts avec pauses renforce son attention. Un environnement calme aide énormément.

Comment Atlas aide

Même avec le téléphone dans une autre pièce, l'ordinateur sur lequel votre enfant étudie reste plein de tentations. Atlas aide là : pendant l'étude à la maison, il peut verrouiller les jeux et les autres applis limitées, pour que l'ordinateur reste un outil d'étude. Les applis et sites d'IA externes sont alors bloqués aussi, pour que votre enfant ne décroche pas en cours de route ni n'aille chercher la réponse ailleurs. L'école et les applis autorisées continuent de fonctionner. Avec la règle « d'abord les devoirs, ensuite les jeux », le jeu ne vient qu'après l'étude, et comme les mêmes règles valent sur l'ordinateur, le téléphone et la tablette, la distraction disparaît sur tous les appareils en même temps.

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Sources

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